Retweetez-moi aurait répondu Michèle Morgan

Se faire retweeter, c’est bien ça la clé du problème pour grand nombre de “twitter addict”, les tweets, les retweets, les tweets au cube ou à la puissance dix. Parfois je me dis que Twitter, c’est comme les séries américaines des années 90.

Twitter

Ou comme la cour de récré du lycée. Il y a la chef des Pom Pom Girls et puis la (ou le, c’est selon) moche à lunettes dont tout le monde se fout. Il y a l’équipe de football composée de ceux dont les tweets se retrouvent régulièrement dans les “Tops tweets” et dont on se dit “Wahou, mais ils sont trop top géniaux démentiels ces types !” et puis il y a le club d’échecs, les ringards du tweet, les transparents du réseau social. Les losers, ceux qui ont moins de 60 abonnés (oups, pardon followers), ceux qui n’ont jamais été retweeté (ah si, sauf une fois mais par tata Jacqueline alors ça ne compte pas vraiment), ceux qui s’évertuent à étudier tous les tutoriels, guides et infographies possibles et imaginables pour tenter de faire leur trou dans l’univers impitoyable de Twitter.

On en revient donc à cette belle notion de popularité. Définie par le Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales comme : le crédit dont dispose auprès du peuple, du plus grand nombre, une personne connue et appréciée par lui”, je me demande vraiment comment elle s’acquiert cette sacro-sainte popularité.

Sur Twitter on ne peut même plus compter sur son physique, alors, à quoi ça tient cette histoire ? Si on reprend la définition de la popularité, on peut dégager plusieurs hypothèses. Soit on a du “crédit“, c’est à dire qu’il faut déjà être quelqu’un (sur la Toile ou ailleurs), par exemple être une célébrité du style Justin Bieber et ses 8 623 375 abonnés. Bon ben là, pour nous je crois que c’est mort… Etudions les autres possibilités, il suffirait peut être d’être “connue et appréciée“. Ok, alors comment on fait ? On fait de l’esprit tiens ! On fait de l’humour en 140 caractères ou alors on parle de cul (enfin, ça, c’est pas moi qui le dis…), mieux on parle de cul avec humour !

Le plus débilitant dans l’histoire c’est que certains surfent sur ce besoin irrépréssible d’être populaire (pour se sentir exister ou pour faire exister quelque chose) et proposent aux profils désespérés (dont le mien à priori…) des méthodes soit disant génialissimes (ou pas du tout d’ailleurs…), enfin dont on ne sait pas vraiment à quoi elles servent (en tous cas pour une nunuche comme moi c’est pas bien clair), à part peut être à se donner l’illusion d’être quelqu’un grâce à l’acquisition d’un nombre extravagant de followers. A croire que mon compte Twitter, avec mes 12 abonnés (dont 3 actrices porno, 1 joueur d’échecs russe, tata Jacqueline, mes collègues de bureau et un ex dépressif) est un appel aux as du marketing et pourtant moi, je n’ai rien à vendre… Même pas mon âme.

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