Papillonnage : action de papillonner d’un sujet à un autre, de s’éparpiller; résultat de cette action”.

C’est impressionnant de voir à quel point les papillons peuvent être instables, rapides, hyperactifs. Impossible de les suivre des yeux, ils vont et viennent, s’arrêtent un instant sur une fleur (violette de préférence mais ceci n’est absolument pas une observation scientifique.. quoi que, après vérification peut être bien que si finalement) et repartent aussitôt à la conquête d’un autre nectar. En fait, ce n’est pas réellement de papillons dont je voulais parler mais disons qu’à la faveur d’une balade en campagne, l’observation de leur comportement m’a étrangement rappelé quelque chose…

Papillonnages

Et ce quelque chose c’est nous, enfin notre comportement sur le Net (quand je dis “nous”, c’est moi évidemment mais sans doute que c’est assez symptomatique et représentatif de l’utilisation d’Internet aujourd’hui).

D’ailleurs, il est souvent répété (voire étudié) que notre génération (et la suivante) est une génération de “zappeurs”. Pour moi Twitter en est un exemple flagrant parce que c’est le service que j’utilise le plus souvent (mais j’imagine que Facebook est un peu dans la même veine). On passe ainsi d’un lien à un autre selon les personnes que l’on suit sans forcément de rapport ni de logique. Je me suis aperçue (à mon grand désespoir !) que je passais de moins en moins de temps sur les articles et que j’évitais sérieusement les billets trop longs… J’ai également remarqué (je ne sais pas si ça fait longtemps que ça existe) que désormais, certains quotidiens indiquent le temps de lecture au début de certains articles... Cela me semble révélateur de notre inclination à consommer quantitativement au détriment de la qualité d’analyse.

Ce qui est aussi à rapprocher du comportement papillonnesque, c’est notre tendance à être attiré par les mêmes informations (une espèce de fleur violette en quelque sorte..), celles relayées de façon décalée dans le temps par nos contacts, nos amis, nous ! Ce qui donne parfois lieu à de belles choses, c’est certain mais n’assiste t-on pas à une espèce d’uniformisation de la pensée ? Plus je lis et plus je me dis qu’on finit tous par penser la même chose, cet espèce de sens commun dont pourtant chacun (moi la première..) se défend.

Et, si je comprends que les papillons papillonnent pour se nourrir et finalement parvenir à se reproduire, nos papillonnages virtuels à nous, Homo sapiens (Homme sage…), me laissent perplexe… 

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